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10/11/2019 |
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COEMAN Wilfried
Né à Courtrai, le 2 janvier 1939. "Ministère de la Communauté flamande, Administration Culture, Département Arts plastiques et Musées 2003"
Deuxième prix dans le « Prix du Paysage Michel Depypere » - Kuurne 2006 personnelles :
collectives :
Introductions et critiques:
L’œuvre : Tout comme de nombreux peintres abstraits appartenant à la jeune peinture belge dont il fut influencé, le travail de Wilfried Coeman se développa à partir d’un expressionisme vers une forme abstraite pure, débutant par des paysages, les divisant en blocs et arrivant ainsi à l’abstraction. Le paysage est d’ailleurs encore reconnaissable dans nombre de ses travaux actuels, davantage pourtant en tant que prétexte pour créer une œuvre. Cet aboutissement n’est cependant pas omniprésent, car ses œuvres sont le fruit d’une approche intuitive. On y retrouve également très souvent la suggestion d’une présence humaine. En parallèle, naît aussi un ordre émotionnel, organique et géométrique. En définitive, Wilfried Coeman construit une œuvre où règnent les éléments picturaux purs dans lesquels priment l’équilibre, la structure, le rythme et la couleur, à l’extrême et parfois intangible limite entre la simplicité et des formes plus expressives. La critique : Bien que les éléments formels ne s’identifient pas à la réalité, la peinture de Wilfried Coeman n’est pas vraiment une peinture abstraite. Nous retrouvons souvent des points de départ figuratifs, une origine qui vient du réel, mais qui, tout au long du développement et de la maturation du processus créatif, perd tout anecdotique pour finir comme une réalité picturale indépendante. Son œuvre peut être considérée comme un terrain où se forment des interférences entre l’abstrait et le figuratif. Des éléments de paysages figuratifs persistent souvent dans le résultat. Dans beaucoup de tableaux, nous sentons la présence d’un ciel, suggéré par une sorte d’horizon dans la composition. Ses éléments picturaux, réduits à des blocs à des formes quasi géométriques, peuvent représenter des champs, des habitations, des rochers ou des personnages. Coeman est un peintre qui maîtrise parfaitement la matière avec une très grande sensibilité pour des tonalités harmonieuses ; il sait doser, dans un équilibre parfait, la ligne et la surface en fonction de la totalité de l’œuvre. C’est avec une spontanéité surprenante qu’il concilie le rythme et l’équilibre dans ses compositions. C’est aussi quelqu’un qui sait explorer la matière et qui construit par différents modes d’application, l’un à coté de l’autre, un ensemble expressif. (B. DEWILDE) Réf. : Artistes et
Galeries. 1997. Ed. S.I. Belgium. – Bruxelles. Commentaire du jury “Prix du paysage Michel Depypere 2006 » : »Ce qui est typique pour l’oeuvre de Wilfried Coeman sont les variations de couleurs nuancées appliquées avec des traits de pinceaux délicats dans un ensemble harmonieusement construit qui rappellent des paysages abstraits ». « Je considère un tableau comme un
espace visuel bien déterminé et indépendant, ayant sa propre réalité.
Il possède en tant que tel un équilibre, un rythme et une gravité à lui.
On doit pouvoir aborder un tableau
à partir d’une expérience intuitive, qui précède le seuil du conscient. En tant que peintre, je m’exprime d’ailleurs en premier lieu, sinon exclusivement, par mes sentiments et mon intuition. » Catalogue ‘Spectraal’ Gand- 1982.
« Peindre est une occupation
solitaire et une expérience très personnelle. Et cette réalité, qui est le tableau, devient un témoignage suggestif du fait que ce qui nous entoure est insaisissable et met en cause la dimension du temps et de l’espace. Et toujours continuer parce que
c’est chaque fois, à nouveau, un défi et un recommencement. Catalogue ‘Galerie du Crédit Général’ Bruxelles- 1992. Mes soi-disant paysages abstraits
et mes compositions ne sont pas définis par des éléments naturels ou
extérieurs. Il n’y a que la ligne d’horizon et la présence d’un ciel qui
en font un paysage. C’est une évocation du monde à partir de ces
éléments reconnaissables du paysage. L’art est étroitement lié à
l’ardeur vital : c’est une force créatrice. C’est une forme de survie : C’est de cela qu’il s’agit dans mon
travail. Tout cela peut ressembler à de
pesantes théories mais ce n’est pas le cas ; ce n’est sûrement pas dans
mes intentions. Pour le reste, il faut laisser le
peintre à sa peinture et observer le travail accompli d’un esprit
ouvert, pour voir et pour découvrir. C’est de cette façon que nous
écoutons la musique. Nous n’allons pas l’analyser en écoutant ; sinon,
nous allons tout détruire. Wilfried COEMAN
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